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Vers une performance optimale

16 avril 2021
Vers une performance optimale

Les meilleurs coureurs du monde ne partent jamais sans s’être préparés.

 

Comme l’explique Nikolas Maes, directeur sportif de l’équipe Lotto-Soudal, la planification de la course est essentielle – du choix des roues à l’étude du parcours – surtout dans les classiques de printemps…

 

Campagnolo soutient plusieurs équipes professionnelles.

 

Les équipes du World Tour, telles que Lotto-Soudal, AG2R Citroën Team et UAE Team Emirates adopteront des roues Campagnolo pendant toute la saison cycliste 2021, y compris durant les classiques de printemps.

Pour l’équipe belge Lotto-Soudal, les classiques de printemps représentent sans aucun doute la période la plus importante de toute la saison cycliste. En temps normal, les rues, en cette période, auraient été envahies par les fans, venus des quatre coins du monde pour encourager leurs héros que sont les champions cyclistes. Aujourd’hui, la situation liée à la covid réduit drastiquement le nombre de spectateurs présent à chaque course.

Mais, pour les coureurs et leurs équipes, rien ne change : ils font leur possible pour conserver les routines propres aux compétitions ; dans le cas des courses et des étapes les plus importantes, par exemple, la reconnaissance du parcours est fondamentale.

La reconnaissance, pour l’équipe, consiste à étudier le parcours et l’état des routes, puis à élaborer une stratégie de course qui exploite au mieux les atouts de l’équipe.

Pour en savoir plus, nous avons rencontré le nouveau directeur sportif de Lotto-Soudal, Nikolas Maes, qui nous a expliqué comment son équipe se prépare à la saison des pavés et tout particulièrement au Tour des Flandres et à la Paris-Roubaix. Cette dernière course a été reportée au dimanche 3 octobre 2021. Le Tour des Flandres, en revanche, a bien eu lieu. Voici comment Maes et son équipe se sont préparés pour l’une des courses les plus difficiles du calendrier.

 

 

Quand la préparation d’une course aussi importante que le Tour des Flandres commence-t-elle ?

 

Elle débute en hiver. C’est la période durant laquelle nous commençons à évaluer la pression et le type de pneus à utiliser sur le parcours. Nous réfléchissons ensuite aux choix des roues Bora de Campagnolo que nous allons emporter avec nous. Cette année, après avoir évalué le parcours, nous avons opté pour les Bora 50. Ce sont des roues aérodynamiques que nous avons déjà essayées dans le passé. Nous allons les équiper de pneus de 28 mm.

Je dois admettre que nous avons également essayé les nouveaux modèles WTO de Campagnolo ; ils représentent l’avenir. Mais, finalement, nous avons pensé qu’il était trop tôt pour les utiliser dans les Flandres.

 

 

Comment choisissez-vous votre leader dans un monument du cyclisme comme celui-là ?

 

Cette année, nous aurions choisi aussi bien Philippe [Gilbert, qui a remporté le Tour des Flandres en 2017] que Tim [Wellens], sauf que Gilbert a fait une pause dans les courses, pour soigner sa tête et son physique. Il a accumulé beaucoup de fatigue et a maintenant besoin de repos. Nous allons donc tout miser sur Tim. Il a démontré sa force dans la Dwars door Vlaanderen (à travers les Flandres) [mercredi 31 mars] et il est maintenant en excellente forme. [Tim a terminé le Tour des Flandres à la 25e place ; tandis que Greg van Avermaet, de l’équipe AG2R Citroën, a fini troisième].

 

 

À quelle fréquence effectuez-vous la reconnaissance pour les classiques des pavés ?

 

Les classiques du Nord conservent le même parcours depuis plusieurs années ; nous connaissons dans les moindres détails les défis que représentent des côtes comme le Kwaremont et le Paterberg. Dans des courses comme le Tour des Flandres, nos coureurs belges sont de véritables pros et nombre d’entre eux vivent dans les environs et peuvent ainsi tester le parcours plusieurs fois durant l’entraînement.

Mais, en tant qu’équipe, nous n’avons pas besoin de le tester aussi souvent, car nous connaissons très bien cette région.

J’ai moi-même couru pendant deux ans et je connais bien ces routes – je pourrais les sillonner les yeux fermés. Néanmoins, nous utilisons également le système VeloViewer qui a toute notre confiance. Cela nous donne la possibilité d’étudier les routes sur la carte avant et pendant la course. De plus, je vais certainement me préparer au parcours de la course la veille au soir, et vérifier qu’il n’y a pas de surprises de dernière minute.

Durant la course, les coureurs utilisent le mesureur de puissance SRM avec l’ordinateur Garmin afin de pouvoir visualiser le parcours sur leur écran. Ces gars respirent les classiques.

 

 

Il s’agit d’une saison intense : quelques jours avant les Flandres, vos coureurs participaient à la Dwars door Vlaanderen. Comment vont-ils rester en forme pendant une période du calendrier aussi chargée ?

 

Nous ferons une dernière reconnaissance deux jours avant la course, mais ce sera surtout pour prendre des photos. Rien de difficile, cependant, et les sprints sont interdits ! Si cela ne tenait qu’à moi, je dirais aux coureurs d’aller faire un tour d’une heure le long du canal et d’y aller doucement. Nous travaillerons un peu plus les aspects techniques de la course, en nous concentrant sur la pression des pneus.

Évidemment, nous connaissons déjà le type de pression dont nous aurons besoin sur les pavés ; c’est une simple mise au point.

Nos coureurs commenceront avec la même pression des pneus spécifique pour tous ; ce sont les mécaniciens qui s’en occuperont ; ensuite, ils pourront la modifier pendant la course, s’ils le jugent nécessaire. Les deux courses se déroulant à proximité l’une de l’autre, ils pourront rentrer chez eux ou rester dans l’hôtel où loge l’équipe.

Certains ont vraiment besoin de voir leur famille et sont libres d’aller la voir, mais ils doivent rentrer à l’hôtel le soir. D’autres ne veulent pas prendre de risques, en particulier avec la covid, et ont décidé de rester à l’hôtel, dans la bulle, pour se concentrer sur la course de dimanche.

Le mental est extrêmement important. Nous ne voulons pas qu’ils se sentent stressés le jour du Tour des Flandres, c’est pourquoi nous leur donnons le choix. Nous savons combien il est important pour eux de passer du temps avec leur famille, ne serait-ce que pendant 24 heures.

Cela dit, à l’hôtel, nous disposons tout ce qui est nécessaire à leur bien-être. Collants de compression, jambières de compression pour la récupération, masseurs en chair et en os pour les séances quotidiennes. Et ils n’ont pas à se soucier de la nourriture. Nous nous occupons de leur alimentation.

 

 

Enfin, dans quelle mesure êtes-vous flexible, en tant qu’équipe, lorsqu’il s’agit d’exécuter un plan de course ?

 

Nous commençons toujours avec un plan bien précis, que nous suivons à la lettre durant la première partie de la course. C’est ce que j’appelle l’« horaire d’ouverture ». Cela étant, nous savons bien qu’à un moment donné une échappée se produira probablement et cela ne nous préoccupe pas.

C’est quelque chose que nous pouvons contrôler. Mais nous savons aussi que les choses peuvent changer rapidement ; c’est pourquoi je choisis toujours à l’avance les points du parcours où l’un de nos gars devra nous communiquer les positions de ses coéquipiers et la situation de la course.

Il faut toujours s’attendre à des attaques des plus forts du peloton et de ceux qui sont en deuxième ligne. Ces communications régulières sur la situation de la course nous permettent de réagir rapidement.

En conclusion, nous préférons ne pas trop parler des tronçons finals, car nous ne savons jamais ce qui pourrait arriver.

Tu pars avec six coureurs que tu es sûr de retrouver dans le final, mais l’un d’eux peut tomber ou crever. Certains pourraient être dans une mauvaise journée et d’autres, au contraire, être dans un excellent jour.

Dans ce sport, il faut savoir s’adapter.

 

© TDW / Getty Images

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