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Le secret d’un sprint gagnant

28 juin 2021
Le secret d’un sprint gagnant

Le Tour de France 2021 est plein d’opportunités pour les roues rapides du peloton qui se préparent à sprinter pour la gloire. Mais gagner un sprint n’est pas seulement une question de watts.

Le Tour de France de cette année compte 3414 km et ses étapes décisives seront les étapes de montagne ainsi que deux contre-la-montre. Ne manquez pas la cinquième étape et, comme en 2020, la vingtième.

Mais la beauté du Tour ne s’arrête pas là.

Les étapes en plaine, où les sprinters du peloton dominent, sont tout aussi riches en adrénaline. Mais les sprints ne sont pas, comme on le croit souvent, une course pour voir qui peut libérer le plus de watts.

En effet, l’art du sprint comporte de nombreuses nuances.

Le succès a beaucoup à voir avec la tactique, le positionnement dans la course et le fait de savoir quand attaquer. Voici pour vous le secret d’un sprint gagnant..

 

EWAN : L’ÉTOILE MONDIALE

 

 

Selon son organisateur ASO, le Tour de France 2021 comportera huit étapes en plaine. Huit occasions à ne pas manquer pour les sprinters de cette année de finir en première page.

Parmi les favoris, il y a certainement l’un des meilleurs sprinters de ces dernières saisons : Caleb Ewan de la Lotto-Soudal. L’Australien de 26 ans, qui utilise les Bora Ultra WTO en fibre de carbone de Campagnolo, a déjà remporté cinq étapes du Tour de France en 2019 et 2020 et a de bonnes chances de gagner trois des six étapes initiales favorables aux sprinters.

Ewan a également remporté cinq victoires d’étape au Giro, dont deux en 2021. Une victoire d’étape lors de la Vuelta a España 2015 complète l’ensemble de ses victoires sur les Grands Tours.

Le secret du succès d’Ewan, et de beaucoup de ses collègues sprinters, est son passé de pistard. Ewan a remporté l’or dans l’omnium aux Championnats du monde juniors de cyclisme sur piste en 2011, ainsi que d’innombrables titres nationaux.

 

 

L’entraînement dans un espace relativement petit et confiné comme un vélodrome a amélioré sa capacité à rester dans un groupe, ainsi que sa capacité à se lancer et à sprinter au bon moment et sa capacité à développer un coup de pédale efficace.

Toute cette technique l’a aidé dans le chaos et l’imprévisibilité des arrivées au sprint sur route.

 

L’IMPORTANCE DES FAST-TWITCH

 

 

Ewan, ainsi que d’autres sprinters qui utilisent Campagnolo et qui seront présents sur le Tour – Christophe Laporte (Cofidis, Solutions Crédit) et Greg van Avermaet (AG2R Citroën Team) – atteindront une puissance maximale d’environ 1600-1700 watts dans leurs sprints. .

Ces chiffres sont bien plus élevés que les watts fournis par des grimpeurs comme Brandon McNulty, de l’équipe UAE Team Emirates (pour son premier Tour). Les chiffres de McNulty, par exemple, ne nous renseigneront pas sur sa puissance maximale, mais plutôt sur sa capacité à maintenir un certain niveau de puissance en ascension.

Alors qu’une ascension difficile oblige à atteindre et à maintenir une bonne puissance, pendant un temps pouvant dépasser 30 minutes, le sprint condense l’atteinte de la puissance maximale en 15 à 30 secondes.

 

 

La puissance maximale d’un sprinter est un facteur influencé par les caractéristiques génétiques et la prévalence des fibres musculaires dites « Fast-Twitch » (à contraction rapide) dans le corps. Ces fibres sont capables de générer des niveaux de puissance très élevés, mais elles se fatiguent rapidement.

Ensuite, il y a les fibres musculaires à contraction lente (Slow-Twitch), parfaites pour le travail d’endurance, qui permettent aux cyclistes du Tour d’affronter un parcours de plus de 3000 km en seulement 21 jours. Les deux types de fibres musculaires peuvent être entraînés : certaines études montrent que certaines fibres à contraction rapide peuvent se transformer en fibres à contraction lente. Le processus inverse est plus difficile en revanche.

Le programme d’entraînement d’un sprinter comme Ewan ne peut éviter de prendre en compte des facteurs comme ceux-ci. Premièrement, pour maximiser le travail des fibres musculaires à contraction rapide et développer une puissance explosive, les sprinters doivent passer plus de temps à se renforcer en salle de sport que leurs coéquipiers.

 

 

En général, en hiver, ils se concentrent sur des entraînements où la charge est élevée et les répétitions peu nombreuses, tandis qu’en été, ils diminuent la charge et augmentent les répétitions.

Les jambes sont la cible principale des séances de gym, et les exercices tels que les squats, les deadlifts, les presses à jambes, les montées de mollets et la plyométrie sont privilégiés. Cependant, tout le travail effectué sur la puissance explosive peut ronger le travail d’endurance sur le vélo.

Il est en effet important pour le sprinter de faire beaucoup de kilomètres durant la préparation pour entraîner la résistance.

Il est essentiel pour un sprinter d’être capable de produire une quantité énorme de watts en un court laps de temps, mais c’est une compétence presque inutile si on ne parvient pas à suivre le peloton et se positionner stratégiquement en raison du manque de résistance.

 

La TACTIQUE EST TOUT

 

 

Mais venons-en à l’habileté tactique et au train final.

Dans les dernières minutes d’une étape pour sprinters, les trains des différentes équipes se mettent en branle : des coéquipiers qui, à toute vitesse, accompagnent le sprinter jusqu’aux derniers mètres de la ligne d’arrivée. Il est très important de bénéficier d’une bonne position à environ 2 km de l’arrivée.

Ici, l’équipe qui travaille pour le sprinter accélère le rythme. À 1,5 km de l’arrivée, le dernier homme entre généralement en scène. Ce coureur est souvent appelé le « poisson-pilote » et tente de prendre la tête tout en maintenant le sprinter derrière lui, protégé.

Puis, à environ 500-200 mètres de l’arrivée, le sprinter se détache latéralement et cours vers le succès.

 

 

Il ne s’agit bien sûr que d’une simplification de ce qui est un jeu tactique extrêmement complexe. 

L’ancien coureur de Lotto-Soudal, Greg Henderson, se souvient de ses trains de cette façon : « J’ai toujours essayé de laisser un espace le long du côté protégé par les barrières afin que seul notre sprinter puisse l’utiliser pour passer. Tous les membres du groupe savaient qu’il valait mieux ne pas s’approcher de la roue de notre homme, car je ferais tout pour le protéger. Personne n’essayait. Ils paniquaient. Et cette tactique nous a donné un grand avantage dans chaque course. Le sprint est surtout un jeu mental ».

 

Le dernier élément pour le sprint gagnant est l’aérodynamisme. En ce qui concerne les roues, un ensemble comme les roues Bora Ultra WTO à profil plus haut de Campagnolo offre une vitesse incroyable, et leur légèreté permet aux coureurs comme Ewan d’accélérer rapidement quand ils en ont besoin.

 

 

Mais l’aérodynamisme ne concerne pas seulement les roues. Le physique du coureur est également important : dans le cas d’Ewan, son profil frontal est si bas dans le sprint qu’il est presque parallèle à l’asphalte.

Cette position réduit la résistance de l’air, ce qui augmente la vitesse du sprinter.

Les jeux sont faits : voilà les secrets d’un sprint gagnant au Tour de France, avec une arrivée sur les Champs Élysées le dimanche 18 juillet. 

Qui sera le prochain maillot vert ? Un sprinter utilisant Campagnolo ? Nous le découvrirons au cours des prochaines semaines.

 

© TDW / Getty Images

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